53 billets en 2015 – Semaine 22 – Maman

La semaine dernière il s’agissait de raconter ses rêves et j’avoue que j’ai complètement séché parce que je me rappelle jamais de mes rêves qu’ils soient agréables ou non.

Cette semaine on parle de notre maman et pour reprendre un peu le thème de la lettre jamais envoyée (adressée à mon papa) je vais reprendre le genre lettre ouverte…

Maman,

Je suis ta dernière, ton petit bébé (de 33 ans quand même) et parfois j’ai l’impression que tu oublies que je suis devenue une adulte. Je ne t’en veux pas depuis que je suis maman à mon tour je me rends compte à quel point il est difficile de laisser grandir son enfant…


Nous avons toujours eu une relation forte que ce soit dans le bon ou le mauvais sens. On partage, on se chamaille, on se déteste mais surtout on s’aime mais on ne fait jamais dans la demie mesure. 
Je sais que je n’ai pas été une enfant facile, j’ai été élevé comme une enfant unique, la petite dernière arrivée bien plus tard que les autres et j’ai eu beaucoup, beaucoup d’avantages et j’en ai profité beaucoup, trop… Du coup à l’adolescence je n’ai pas compris qu’il fallait que j’apprenne à faire la part des choses et que je grandisse en faisant des choix qui avaient des conséquences.

Je sais que j’ai fait des mauvais choix, j’ai même été insupportable, voire odieuse. On a eu une phase où on ne se comprenait plus. Je prenais des décisions (bonnes et mauvaises) que tu n’approuvais pas. Mon sale caractère (oui bon faut bien se l’avouer que je suis une vraie tête de cochon) nous a souvent amené à nous hurler dessus car tu ne comprenais pas mes choix et je refusais d’accepter ton point de vue parce que bon « tu as trop oublié ce que c’est que d’être jeune ».
J’ai fais le choix de partir loin de toi, chez papa, et j’ai compris alors qu’une maman est LA personne dont on ne peut se défaire et j’étais tellement heureuse de te retrouver tous les 15 jours et pour les vacances car du coup on ne partageais que des bons moments.
Quand je suis revenue à la maison, un homme était entré dans ta vie et même à 18 ans j’ai eu du mal à te partager, à ne plus être le centre de ta vie. J’ai ressentie le vide que je t’avais fait subir en partant et ça n’a pas été simple.
Aujourd’hui je le sais, Nono à été ce qui pouvait t’arriver de mieux à ce moment là et j’aime cet homme pour tout ce qu’il t’apporte et pour tout ce qu’il a fait pour moi. Vous êtes des supers grands-parents pour mon Crapouillou et je vous le confie les yeux fermés car si je suis une bonne mère (enfin j’espère) je sais que c’est grâce à tout ce que tu m’as inculqué.

On est parfois pas d’accord, souvent même. Tu as du mal à comprendre certaines de mes décisions, voire tu ne les approuve pas mais au fond je reste ta petite fille et tu continues de m’aimer inconditionnellement comme seules savent le faire les mamans.

Alors même si je suis maman à mon tour et que je dois être une adulte responsable j’aime venir chez toi, que tu me dorlotes et prennes soin de moi. Je suis plus grande que toi et pourtant quand tu me prends dans tes bras c’est comme si j’avais de nouveau 5 ans. J’aime ta peau douce, ton odeur de maman et l’impression que je suis dans l’endroit le plus secure du monde.

Je redoute chaque jour l’instant où tu ne seras plus là et j’espère que ce sera dans trèèèèèèèèèèèèèèèèès longtemps.

Maman je t’aime






Publicités

4 réflexions sur “53 billets en 2015 – Semaine 22 – Maman

Le citron aime lires vos commentaires :)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s